Notre bien-être au travail ne dépend pas uniquement de la propreté et de la convivialité des lieux. En effet, la qualité de l’air à l’intérieur des locaux revêt une importance capitale. Une ventilation insuffisante ou inadaptée et la concentration particulièrement élevée de pollution dans l’atmosphère peuvent en effet causer des maux de tête, de la fatigue, une baisse de la concentration et, par conséquent de la productivité. Face à ces problématiques, certaines certifications encouragent les entreprises à améliorer leur environnement professionnel. C’est le cas notamment du Label OsmoZ. Nous en parlons plus en détail dans ce qui suit.
En quoi consiste le label Osmoz ?
Pour commencer, il convient de préciser qu’il faut savoir que l’on peut demander à obtenir un Label OsmoZ aussi bien pour un bâtiment existant que pour un immeuble en construction. Concrètement et de manière opérationnelle, il s’agit d’une certification française qui a pour objet l’amélioration de la qualité de vie au travail dans les bâtiments tertiaires. Il est délivré par la Certivéa, une filiale du Centre scientifique et technique du bâtiment.
À côté du volet qualité de l’air intérieur, son octroi tient compte de plusieurs facteurs essentiels et complémentaires. En l’occurrence, il s’agit de la santé environnementale, du confort des espaces, du management et de l’organisation du travail.
Quelles sont les conditions d’octroi du Label OsmoZ ?
Pour délivrer le Label OsmoZ à une entreprise, Certivéa se base sur un référentiel précis. En effet, les entreprises qui en demandent l’octroi doivent démontrer qu’elles mettent en place des actions concrètes, mesurables et durables visant à améliorer la qualité de vie au travail.
Concernant la qualité de l’air intérieur, son évaluation porte sur plusieurs critères, à savoir :
- La performance des systèmes de ventilation ;
- Le contrôle continu du niveau de dioxyde de carbone (CO2) ;
- La limitation des polluants dans l’atmosphère intérieure ;
- L’entretien régulier des équipements de ventilation et de filtration d’air ;
- Le suivi des conditions thermiques et hygrométriques.
Par ailleurs, les entreprises qui en font la demande doivent fournir les documents témoignant de leur intention d’octroyer un environnement de travail plus sain à leurs salariés. En l’occurrence, il peut s’agir des rapports de contrôle de la QAI, des plans d’amélioration et des procédures internes.
Comment se déroule le processus d’obtention du Label OsmoZ ?
Le processus de labellisation se déroule en plusieurs étapes. Pour commencer, l’entreprise doit déposer un dossier de candidature auprès de la Certivéa. Cette dernière procède ensuite à une évaluation approfondie et détaillée des différents aspects du lieu de travail et attribue une note moyenne basée sur les critères ci-dessus. L’entreprise doit ainsi mettre en place des plans d’action visant à améliorer les domaines considérés comme déficitaires lors de cette évaluation.
L’obtention du Label OsmoZ se fera alors après :
- Un audit initial permettant d’identifier les points forts et les axes d’amélioration ;
- La mise en œuvre de recommandation sur la base de l’audit pour améliorer la qualité de l’air et la qualité de vie au travail ;
- Un suivi régulier pour s’assurer que les recommandations en question sont effectivement mises place. Des ajustements sont d’ailleurs apportés au besoin :
- Une évaluation finale complète.
En définitive, le label OsmoZ constitue un véritable levier stratégique et durable pour améliorer durablement la qualité de l’air intérieur et, plus largement, la qualité de vie au travail. En s’appuyant sur un référentiel précis et structuré et un processus de contrôle rigoureux, cette certification incite les entreprises à adopter des pratiques responsables et mesurables. Outre l’aspect technique, elle valorise un engagement concret en faveur de la santé, du confort et de la performance des salariés.









